Association de sauvegarde et de défense du site de Gouy l'Hôpital

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22 novembre 2006

 

Côté redevance

Selon le souhait de la dernière assemblée, deux représentants de l'association ont rencontré la Trésorière d'HORNOY LE BOURG le 20/10/2006. L'objet de la rencontre était d'évoquer les problèmes posés par la contestation de la redevance des ordures ménagères.

La Trésorière a exprimé une position claire qui peut être résumée de la manière suivante :

A ce jour, elle est en possession d'un petit nombre de contestations écrites qui concernent la redevance 2005 et 2006 pour sa partie augmentation.

Dans l'attente du recours auquel s'est joint l'association, engagé par la commune de LIOMER auprès du tribunal Administratif d'AMIENS, et qui vise à l'annulation des délibérations ayant autorisé l'augmentation de la redevance, la Trésorière n'engagera aucune action en recouvrement des créances litigieuses.

Si la décision du tribunal Administratif devait par trop tarder, elle se verrait alors contrainte d'adresser aux réclamants un commandement de payer interrompant ainsi la prescription.

Pour les futures redevances 2007 et 2008 , il sera utile de renouveler la lettre de contestation auprès de la Trésorerie d'HORNOY dans l'hypothèse où aucune décision du TA ne serait alors intervenue.

Enfin, il faut observer que le nombre de réclamations écrites reçues par le Trésorier d'HORNOY est faible et en deçà du nombre d'adhérents de l'association.

Ceci semblerait indiquer qu'un certain nombre d'adhérents n'ont pas engagé les démarches de contestation écrites, ce qui les place en dehors des mesures de gel des poursuites.

Nous ne pouvons que suggérer aux adhérents qui se trouveraient dans cette situation de régulariser leur situation.

Côté centre d'enfouissement

La réunion de la CLIS (Commission locale d'information et de surveillance) du centre de Thieulloy s'est tenue le 15 novembre 2006.

Présents : Messieurs : Drucker (nouveau directeur), Capon (président SIROM-SMITOP), Tétu (maire de Thieulloy), Lemaire ( DDASS représentant du préfet), Baudry (Picardie Nature), Filipin (technicien du centre), Champigny (association de Gouy).

Le premier point abordé : les odeurs qui ont repris de plus belle. Monsieur Capon a reconnu que le problème était de retour, il serait dû à l'absence de dégazage de la deuxième tranche du casier 1.a actuellement en exploitation. Cette partie du casier sera normalement dégazée la première semaine de décembre. Monsieur Filipin a expliqué un problème technique : il a fallu augmenter la hauteur du dôme car il n'était pas assez pentu pour un écoulement correct des eaux de pluie.

J'ai demandé à ce que soit mieux anticipé le problème du dégazage afin d'éliminer au maximum ces périodes où le biogaz s'échappe dans la nature sans être brûlé, ce qui est parfaitement illégal. Monsieur Lemaire a préconisé qu'à la moitié de la couche soit installé un drain horizontal, ce que nous avions réclamé il y a un an (les ordures fermentent ici depuis 4 ans). Monsieur Capon a dit qu'il avait des difficultés au niveau des vices-présidents pour faire accepter des frais supplémentaires. Monsieur Lemaire a précisé qu'il s'agissait d'une obligation et qu'il parlait au nom du préfet et que ce dernier pouvait interdire l'exploitation du casier suivant si ces travaux (d'un coût très minime) n'étaient pas réalisés. Il a de plus réclamé (comme nous le demandons depuis longtemps) que soit réalisé un « audit de conseil » sur les solutions techniques.

En ce qui concerne l'ouverture du casier suivant, monsieur Lemaire précise qu'il exigera qu'il y ait présentation complète de la démarche d'exploitation afin que puisse être établi sa conformité au cahier des charges.

Monsieur Filipin nous montre le cahier où sont relevés les coups de téléphone « odeurs » sur le numéro vert et explique qu'à chaque fois il fait une inspection qui révèle presque toujours un dysfonctionnement sur lequel il intervient.

Deuxième point : la valorisation du biogaz via les microturbines. Il n'y a pas de valorisation, le système ne fonctionne pas et monsieur Capon pense qu'il ne pourra jamais fonctionner (pour rappel, coût de l'opération 900 000 euros). Les raisons actuelles : le biogaz  du centre d'enfouissement de Tieulloy est trop corrosif, (chargé en souffre), ce qui le rend incompatible au bon fonctionnement des turbines.

Troisième point : les tonnages, Les tonnages ont légèrement diminué depuis le départ d'Aumale. (2006 = 26 000 t d'ordures ménagères, 8350 t de déchets verts, 1200 t de bois). Monsieur Filipin souligne alors le problème du bois qui n'est pas réglé pour l'instant et propose de se servir de ces déchets pour recouvrir les casiers. Cette solution ne pourra être retenue qu'après analyse et preuve de la non toxicité de ces déchets qui peuvent contenir des peintures ou autres traitements. Une autre solution est envisageable, le retraitement par des prestataires extérieurs (coût : 14,50 euros la tonne).

Quatrième point : les buses, Le couple de buses qui servait à effrayer les mouettes, les corbeaux... n'est plus : l'une est morte et l'autre a une aile cassée. Un couple de buses coûte 1500 euros et de plus il faut être maître fauconnier pour pouvoir utiliser ces oiseaux. Trois personnes avaient suivi ce stage coûteux mais deux d'entre elles ne peuvent plus assurer cette fonction, pour l'instant, un test est fait pendant deux mois avec des pétards. Monsieur Baudry et moi-même ne sommes pas satisfaits de cette solution et nous préconisons le retour aux buses.

Monsieur Baudry s'étonne que nous n'ayons aucun chiffre d'analyses et monsieur Filipin s'est engagé à nous les communiquer par mail.

Les questions diverses : Je demande le point sur les enfouissements de déchets contenant de l'amiante et il m'est assuré que ces déchets sont sous film et directement enfouis sans manipulation par les personnels.

Sur la redevance, monsieur Capon a affirmé qu'elle n'augmenterait plus que du coût de la vie.

Mes premiers commentaires : Le biogaz est trop corrosif pour les microturbines mais ne présenterait aucun danger pour nos poumons, étrange non ? En plus des nuisances olfactives et maintenant visuelles (les dômes sont plus hauts et visibles de la route), les nuisances sonores vont s'ajouter au tableau avec les pétards à corbeaux. Je suis très inquiet pour la suite, pour l'instant, il est impératif de signaler au numéro vert et gratuit : 0 800 01 05 04, toutes les nuisances subies par les riverains, je compte sur vous, y compris lorsque vous passez sur la route. Une décharge ne doit pas sentir c'est le signe que les gaz ne sont pas détruits. Je voudrais terminer sur une note positive, la préfecture, à travers les interventions de monsieur Lemaire semble prendre mieux en compte nos revendications légitimes, espérons que les faits suivront.

Bien cordialement

Le président, Jacques Champigny